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L'obésité, une épidémie non infectieuse


 

 

 

Un tiers des enfants et des adolescents souffrent d'un excès de poids. La nourriture et la sédentarisation sont à l'origine de la multiplication des obèses dans les deux dernières décennies. En Suisse, le traitement de l'obésité et des maladies liées au surpoids représente des coûts de plus de 5 milliards de francs par année.

 

 

 

L'obésité est-elle une maladie de nos jours et liée à notre civilisation ? Il semble qu'il en soit ainsi. Les statistiques et les études sur le sujet, en Europe et au Canada, confirment l'augmentation dramatique du nombre des obèses. Dans la plupart des pays de l'UE, ces dix dernières années, l'obésité a connu une avancée de 10 à 40 %. Aujourd'hui, 17 % d'hommes et 20 % de femmes, en Europe, sont qualifiés d'obèses, et la Task Force sur l'obésité prévoit une recrudescence de 30 % en 2025. En France, 12 % des jeunes de moins de 12 ans sont considérés comme obèses contre 6 % dans les années quatre-vingts. Certains, évidemment, souffrent d'avantage de problèmes de santé qui aident à prendre des kilos plus vite et plus facilement que la normale. Mais c'est un pourcentage infime selon l'INSERM, « Institut national de la santé et de la recherche médicale », basé à Paris.

 

 

Les facteurs
Les scientifiques ont tendance à parler de deux groupes de facteurs d'obésité. L'état psychologique est à l'origine des premiers, d'où un mode de vie qui implique les autres. Rolf Nachbur, conseiller en psychoénergie, affirme que derrière chaque kilo de plus se cache un message inconscient qui a peut-être affaire ä des sentiments de frustration. Il a rencontré dix besoins importants qui anéantissent les efforts conscients tendant à une alimentation saine et à une silhouette mince. Entre autres : être reconnu, être récompensé de sa prestation, avoir un besoin de sécurité, de certitude, d'harmonie. L'obésité traduit un état sociopsychologique déterminé par des conditions extérieures, affirme une étude publiée dans le magazine « Médecine & Hygiène. »

 

 

 

 

 

Différentes études, toujours menées dans notre pays, montrent que le pourcentage des obèses est beaucoup plus élevé parmi les pauvres. Un constat qui se base, à nouveau, sur les mauvaises habitudes en termes de nutrition ou les moyens limités de l'améliorer. Elles prévoient une augmentation du nombre des obèses avec le développement des moyens de communication virtuelle, où l'homme n'a plus besoin de rendre visite à un ami pour dialoguer ou d'aller à la poste pour déposer une lettre ou encore régler (quelle chance !) une facture. L'ordinateur change l'habitude, mais influe aussi sur le poids.

 

 

Les conséquences
L'obésité n'est pas seulement, bien sûr, des kilos en trop, mais aussi un cas complexe qui touche la santé, l'état psychologique, social et économique. On retrouve déjà, selon la définition de l'obésité, ces éléments : elle est un excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé. A savoir des complications métaboliques, cardiovasculaires et rhumatologiques, mais également d'ordre psychologique et social.

 

 

L'Office mondial de la santé constate qu'au niveau planétaire, l'obésité représente un facteur de risque pouvant favoriser le développement d'un diabète de type 2. En Suisse, le traitement de l'obésité et des maladies liées au surpoids représente des coûts de plus de 5 milliards de francs par année. L'obésité, aujourd'hui, tue 300 000 Américains par an alors que dans les années soixante, ce paramètre n'était pas pris en considération parmi les causes de décès.
L'état psychique d'un obèse, notamment parmi les enfants, est souvent difficile et mal supporté. Un écolier qui endure un excès de poids souffre aussi des commentaires ironiques de ses collègues, de leur malveillance, de leur volonté de l'exclure de leurs jeux. Il peut arriver qu'il soit coupé de tout dialogue et même excommunié de toute amitié.


Posté le 13/11/2007 | 27 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

les enfants

Un enfant obèse au McDonald's

La mère d'un enfant obèse
pourrait perdre sa garde

Un garçonnet de huit ans, qui pèse trois fois plus qu'un enfant de son âge, risque d'être mis sous tutelle si sa mère ne respecte pas les injonctions de soins des services sociaux.

 

Un enfant obèse au McDonald's (c) AP

Les services sociaux britanniques pourraient placer sous tutelle un enfant de huit ans pesant 99kg si sa famille ne modifie pas son régime alimentaire, a déclaré lundi un porte-parole. Il a précisé que la famille de l'enfant serait convoquée mardi 27 février pour faire le point.
A huit ans, Connor McCreaddie, qui vit à Wallsend dans le nord du Royaume-Uni, pèse environ trois fois plus qu'un enfant de son âge. Un autre responsable des services de santé a déclaré au Sunday Times que la famille de l'enfant n'a pas jusqu'à présent rencontré les nutritionnistes et personnels de santé nécessaires, malgré les injonctions.
Si cette situation devait perdurer, la mère de Connor, Nicola McKeown, pourrait se voir retirer la garde de l'enfant. Mme McKeown, est venue s'expliquer à la télévision, sur ITV, pour souligner qu'elle fait tout pour s'occuper correctement de Connor. Il dérobe des aliments et les mange en cachette, plaide-t-elle.

"Il risque de mourir avant 30 ans"

Le Dr Michael Markiewicz, pédiatre, convient que la mère de Connor essaie de prendre soin de l'enfant, "mais de la façon dont il est nourri, on le tue lentement". Selon le Dr Colin Waine, spécialiste de l'obésité, Connor est en danger. Il risque de souffrir d'ici quelques années de diabète, puis de maladies cardiovasculaires avant 20 ans. "Il risque vraiment de mourir avant 30 ans" s'il n'est pas soigné correctement, souligne le praticien.
Connor, qui vit avec sa mère et sa soeur, a du mal à s'habiller et se laver seul, est régulièrement absent de l'école en raison de santé. Son obésité lui vaut en outre d'être la cible de quolibets incessants. AP

Posté le 13/11/2007 | 26 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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